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L'amour dont VOTRE MAJESTE honore les beauxArts y & la protection qu'elle a daigné leur accorder en leur érigeantun Temple dans fa Capitale, doivent faire naître dans le cœur de tousceux qui les profefîènt la plus vive reconnoifTance. Depuis long-tems,SIRE, je dcfîrois avec ardeur l'occafion de rendre k VOTRE MAJESTEun hommage public de celle dont je fuis pénétré 5 & de témoigner enmême-tems ma vénération k la Nation refpeétable, qui dès la renaifïàncedes Arts, a fa les attirer chez elle, & les y faire fleurir en les recompenfantavec cette dignité qui la caraétérife : & cette occafîon fî défîrée, l'Ouvrageque je prens la liberté de mettre au pied du Trône de VOTRE MAJESTEvient enfin me l'offrir. En effet, SIRE, c'eft k VOTRE MAJESTÉqu'il femble particulièrement devoir être confacré, puifque c'eft k un defes Auguftes Prédécefîèurs , & k la Nation Angloife, que mon iiluftrecompatriote Jean Holbein a dû fa gloire & fa fortune.