FRAGMENTS
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désir organique d’expansion infinie et de duréeéternelle; mais c’est une preuve aussi que letemps, sur lequel on n’avait pas compté, suffit àrendre vaines les plus sages entreprises, et quele développement de la race entière étouffe con-stamment le développement artificiel de l’une deses parties. Toute partie en soi, a sa propremesure de capacité, seule, la capacité de la raceest illimitée. Tous les plans doivent faillir, qui netiennent pas complètement compte de toutes lesaptitudes de la race.
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Le savant est d’instinct l’ennemi du clergé, telqu’on l’entendait autrefois. Le savant et le prêtre,s’ils sont séparés, doivent se faire une guerresans merci, car ils luttent pour la même place.Cette séparation se révéla notamment après laRéforme et surtout en ces derniers temps ; etplusl’histoire de l’humanité européenne approchaitdu temps de la science triomphante, plus lesavoir et la foi entraient en opposition définitive,plus aussi les savants gagnaient de terrain. C’estdans la foi que l’on chercha la cause de la sta-gnation générale, et c’est par la science, qui percetout, qu’on espéra de vaincre cette stagnation.Partout, le sens sacré eut à subir les reprochesque l’on fit à ce qu’il avait été jusqu’ici, et à sapersonnalité temporelle. Le résultat de la nou-velle manière de penser, on le nomma philoso-phie, et on y ajouta tout ce qui s’opposait à lamanière ancienne et surtout, tout ce qui s’atta-quait à la religion. La haine personnelle qu’on