I
Le disciple.
Les hommes marchent par des chemins divers.Qui les suit et les compare verra naître d’étran-ges figures; figures qui semblent appartenir àcette grande écriture chiffrée qu’on rencontrepartout : sur les ailes, sur la coque des œufs,dans les nuages, dans la neige, dans les cristaux,dans les formes des rocs, sur les eaux congelées,à l’intérieur et à l’extérieur des montagnes, desplantes, des animaux, des hommes, dans les clar-tés du ciel, sur les disques de verre et de poixlorsqu’on les frotte et lorsqu'on les attouche:dans les limailles qui entourent l’aimant, et dansles étranges conjonctures du hasard... On y pres-sent la clef de cette écriture singulière et sagrammaire; mais ce pressentiment ne veut passe fixer dans une forme et semble se refuser àdevenir la clef suprême. On dirait que quelquealcahest est répandu sur les sens des hommes.