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I.E triomphe de la vie
s’emplir du bourdonnement désolédes clarines sombres qu’accompagnaientles piétinements précipités.
Et les enfants qui allaient à l’école,dans l’aigre vent de la tombée d’automnevoyaient venir sur la route monotonel’âne au collier de bois et le chien jaune,les parapluies et les bidons qui sonnent,et le berger pensif et les moutons.
Sous le troupeau ennuagé du ciel,il conduisait le troupeau de la terre.
D’un geste large et rond il étendaitson long bâton, comme s’il bénissaitles brebis donneuses de laine et de lait.
Et tout à coup, son chien, il le sifflait.
Et alors, l’être fidèle entre tous,
le chien, aux yeux fixes et pleins d’amour,
celui qui aime l’homme sans détour,
celui qui se nourrirait de cailloux
lorsqu’il a pour maître un mendiant des routes,
le chien, mordait les brebis en déroute.