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Le Triomphe de la vie, 1900 - 1901
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LE TRIOMPHE DE LA VIE

A Barège, il y a beaucoup de malades.

Je vous remercie beaucoup pour le châle.

Et cette lettre était soucieuse et belle.

On ne sait pas ce que Dieu nous réserve,lorsque, poussés par l’instinct paternel,nous allons, deux, dans la même chaumière.La femme alors, qui doit devenir mère,se fait plus grave et songe à la misère.

Au fond du bois frais, sur la mousse vive,Jean s’est assis, fatigué de poursuivredes perdreaux dans la fougère et la tuie.Médor halète, et sa langue ya vite.

Jean se met à genoux et boit, avide,à la source où l’eau claire semble vide.

L’odeur de l’eau est douce dans les lierresqui, aussi verts qu’une herbe peut être verte,se mirent jusqu’au fond de la fontaine.

Cette verdure y est si bien reflétéequ’on jurerait une fenêtre ouverte