« LE VERGER »
Je songe sans tristesse, avec mélancolieCependant, comme on songe aux choses d’un lointain,Lointain passé, dont on sait bienQue tout regret, hélas! est vainEt que mieux vaudrait qu’on l’oublie...
Je songe en regardant luire à travers les branchesLes toits roses et les murailles blanchesDe la chère maison que le destin fit nôtre...
Ce soir, je songe à ceux, aux inconnus, aux autresQui la posséderont quelque jour, qui viendrontL’habiter, quand les miens et moi nous nous seronsRejoints sous la terre féconde,
Dans le cœur bouillonnant du monde.