loa
UN SOIR
On voudrait étouffer la terre sur son cœur,On voudrait mourir de bonheur...
Elle sera venue auprès de toi s’asseoirDans la langueur et le silenceDe ce doux soir,
Et seul le frôlement des franges de son châleTe dira le prodige exquis de sa présence.
Mais l’ardeur des regards qui longuement expirentAu bord de ses paupières pâles,
Le vol léger de son sourireSur les pétales
De sa bouche où son souffle un instant le retient,Tu ne les verras pas. Dans le ciel qui s’éteintDéjà la nuit a commencé de tendreLa ténébreuse toileOù bientôt vont venir se prendreLes ailes d’argent des étoiles.
Tu te tairas : il est des mots, tant ils recèlentDe mystère, qui vous étouffent ; tu tiendras