LES VOILES
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Vos langueurs, parmi ces étoffes diaphanes,
De princesses musulmanes ;
Qu’il eût aimé la voluptueuse façonQue vous aviez de vous enfouir sous ces frissonsDe tulles et de mousselines,
Ou d’éloigner soudain leurs caresses câlines,
Afin que tour à tour plus troublants soient vos yeux,Et vos lèvres plus alléchantes,
Et plus désirables et plus touchantesLes ondulations molles de vos cheveux...
Afin, peut-être,sans le savoir, d’embellir,
En le voilant de cette brume claire,
Si souple et si légère,
De mystère,
Le néant merveilleux et divin de désir.