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LES VOILES
O ces frémissements de choses envoléesSans cesse autour de vousEn replis flous !
Vous ressembliez ainsi sur l’or des plages,Avec l’immensité du ciel pour horizon,
Ou bien foulant les velours de gazon,
Sous l’obscure fraîcheur des vieux ombrages,A des oiselles de passageEssayant sans cesse leurs ailesDe fleurs, de molle soie et de dentelles.
Ah ! que Sandro vous eût aiméesDans ces flottants atours de nuances pâmées,Belles rêveuses des terrasses sur la mer,
Et vous, les tentatrices éphémèresDes jardins de plaisir, qui promenezSous les guirlandes de lumièresL’éclat toujours offert de vos chairs parfumées...Ah ! que Sandro vous eût aimées !
Qu’il eût aimé la lente grâceDe vos gestes, vos poses lasses,