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LE RIDEAU DE FLEURS
Monter de la ville lointaineLa sauvage rumeur des batailles humaines.
O la fête de nos réveils,
Dans les splendeurs du jour vermeilFéeriquement tamiséesPar ce magique écran de roses et de rosée !..
O la divine et radieuse joie,
Rappelle-toi,
D’avoir ainsi, toujours, des fleurs près de ses doigts,D’avoir toujours des fleurs, ainsi, près de ses yeux...O l’exemple délicieux
D’avoir des fleurs ainsi, toujours, près de sa bouche!
Hélas I de ses mains violentes et farouches,
Tout ce qui faisait hier encoreLa parure et l’orgueil de la vieille demeure,
Le vent, cruellement, lâchement, l’a détruit.
O vent dévastateur, vent meurtrier, ô forceSournoise, aveugle, indomptable et retorse,
Je te hais et je te maudis.