LE RIDEAU DE FLEURS
Les mains invisibles du ventToute la nuit ont tourmenté le rosier blancQui ombrageait notre croisée.
Les branches maintenant se tordent sur le sol,Les pauvres fleurs au bout de leurs hampes briséesPendent inertes, lourdes et molles.
Entre le monde et nous c’était une barrièreDe parfums, de silence et de pénombre claire,Et la vie était belle aperçue au travers,
Et l’on n’entendait plus qu’à peine