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Le Deuil des Primevères : 1898 - 1900
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LE DEUIL DES PRIMEVERES

ÉLÉGIE TROISIÈME

Ce pays a la fraîcheur molle des bords des eaux.

Les chemins s’enfoncent obscurément, noirs de mousses,vers des épaisseurs bleues pleines d’ombre d’amour.

Le ciel est trop petit sur des arbres trop hauts.

C’est ici que je viens promener ma tristesse,chez des amis et que, lentement, au soleil,le long des fleurs je m’adoucis et je me traîne.

Ils s’inquiètent de mon cœur et de sa peine,et je ne sais pas trop ce qu’il faut leur répondre.

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