élégies
3i
Peut-être, quand je serai mort, un enfant douxse rappellera qu’il a vu passer dans l’alléeun jeune homme, en chapeau de soleil, qui fumaitsa pipe doucement dans un matin d’Eté.
Et toi que j’ai quittée, tu ne m’auras pas vu,
I tu ne m’auras pas vu ici, songeant à toi
et traînant mon ennui aussi grand que les bois...Et d’ailleurs, toi non plus, tu ne comprendrais pas,car je suis loin de toi et tu es loin de moi.
| Je ne regrette pas ta bouche blanche et rose.
Mais alors, pourquoi est-ce que je souffre encore ?
Si tu le sais, amie, arrive et dis-le-moi.
Dis-moi pourquoi, lorsque je suis souffrant,il semble que les arbres comme moi soient malades ?Est-ce qu’ils mourront aussi en même temps que moi?Est-ce que le ciel mourra? Est-ce que tu mourras?
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