ÉLÉGIES
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Et que fais-je aujourd’hui, encore, que cela ?Ce vent était celui qui passait sous ma porte.Je viens te rechercher, car j’ai besoin de toi.
. .. Mais il faudra faire attention à tes paroles
Ne bouge pas du vieux fauteuil du coin du feu,trop grand pour toi et où, sans doute, tu fais luiresur la tapisserie roide et ployée, l’aiguille.
Y a-t-il toujours, dans la grande cage, la veuve?
Je ne te dirai rien. Laisse-moi seulementmoi-même m’étonner de t’avoir oubliée.
J’ai eu, depuis longtemps, comme une fièvre ardente.J’ai besoin de ta douce et tendre gravité.
Ne me repousse pas. Cache au fond de toi-mêmece qu’il peut y avoir. Ne dis pas que tu m’aimes.Continue, sévère et grave, à guider l’aiguille.
Puis, sur moi, lève les yeux, un moment, sans rien dire.
Faite à La Roque, eu Septembre 1898.