PHILOSOPHIE.
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serait confondre leur objet avec leur principe; maiscomme leur subordonné. Seul il n’eût pas fait delois; il eût subi celles de la nature : en s’unissant àd’autres, il a dit à l’un de ses semblables ou à plu-sieurs : faites-nous des lois; c’est-à-dire , soyez pournous l’interprète des volontés divines. Il a mis toutsimplement, à son choix, un homme entre Dieu et lui.Le grand livre de la nature était là : il savait que sesbesoins et les moyens de les satisfaire s’y trouvaientécrits, mais dans une langue qu’il ne.pouvait com-prendre. Il a désigné celui qui devait la lui traduire ;il s’est soumis à la traduction ; par conséquent autraducteur quand il faisait son œuvre; par consé-quent pas à lui quand il cessait de regarder dansle livre pour parler en son propre nom.
Obéissons donc aux lois, quand même elles nousparaîtraient injustes, car nous ne sommes pas lapuissance qui les a faites, l’intelligence qui en a peséles motifs et compris l’utilité. Nous ne connaissonsqu’un seul cas d’exception : celui où la loi comman-derait le crime. Mais ce cas est impossible; car le lé-gislateur légitime ne peut ordonner l’immoralité ,puisqu’il est légitime. Et quant à l’usurpateur, sesordres n’étant pas des lois, on pourrait toujours lesenfreindre.
2. La nécessité de confier à des hommes le pou-voir de faire des lois, et celle d’assurer par une au-torité permanente le maintien de leur exécution ,ont donné naissance aux diverses formes de gouver-vernemens. Ces formes différentes, selon les climats »