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PHILOSOPHIE.
divisée; et quand je cesse de la voir , je la conçoisdivisible.
Voilà donc une distinction que personne ne pourranier, puisque tout le monde l’a faite , et qu’elle re-pose sur l’évidence.
Ce qui pense est indivisible.
Ce qui ne pense pas est divisible.
Ne serait-ce pas là la raison qui fait que l’un penseet que l’autre ne pense pas?
Penser , c’est juger : pour juger , il faut comparerpour comparer il faut réunir (redigere ad unum);donc pour penser il faut être un.
Ce qui est divisible est deux, quatre, huit, deux-cent-mille si je veux.; donc il n’est pas un.
Donc ce qui est divisible ne pense pas , parce qu’ilest divisible.
Voilà les idées ; passons au langage : nous n’allonsrien dire de plus, qu’un mot pour abréger.
J’appelle âme ce qui pense.
J’appelle matière ce qui est divisible.
Donc ( et ceci n’est pas une nouvelle consé-quence , mais la traduction abrégée de la conséquenceci-dessus), l’âme n’est pas matière.... , ou récipro-quement, la matière ne pense pas.
3. Mais, singulière bizarrerie de l’esprit humain :tant qu’on démontre avec les idées , on n’a pas decontradicteurs. Aussitôt qu’un mot est lâché, lesdisputes commencent.
« Moi, dira l’un, j’appelle matière ce qui peut en
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