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PREMIÈRE PARTIE.
Par eux, nous devinons les êtres.
Par eux, nous comprenons l’enchaînement descauses et des effets.
Par eux, nous divisons, nous classons, nous faisonsdes sciences, nous sommes une puissance dans lanature.
Percevoir des rapports, c’est juger.
Tout est donc jugement dans notre esprit, mêmenos idées.
Le sentiment seul n’est point un jugement ; maiscomme on n est jamais borné à un seul sentiment,on ne peut sentir sans juger.
Or, conformer ses jugemens à ce qui est, ne pointsuppléer aux rapports qui nous manquent par desrapporRFimaginaires, voilà le premier devoir del’intelligence, le premier but de la philosophie.
Voyons les moyens qu’il faut mettre en œuvre poury parvenir.
« Il n’en est qu’un, va répondre l’école de . dela Mennais ; l’assentiment général. L’individu n’a enlui aucun moyen de connaître la vérité. »
Nous ne répondrons pas plus à ces messieurs dusens commun, qu’ils n’ont répondu aux objectionsqu’on leur a faites. Nous tâcherons seulement d’éviterle cercle vicieux dans lequel tourne leur doctrine.
Ils veulent apprendre à l’homme à bien juger : ilslui imposent comme guide le témoignage général,en lui commandant le sacrifice de sa raison. Et puisvoilà que pour l’aider à reconnaître, à suivre ce té-moignage, cette raison de tous , ils lui indiquent des