CINQUIEME SALLE dite de RUBENS. T
PREMIERE FAÇADE. PREMIERE FAÇADE.
N.° 248. Plancha xviii?FÊTE DE SILÈNE.
Peint fur bois. Haut de 6 . pieds 6 . pouces ; Large de 6. pieds 6 . pouces.Figures entières, d<: grandeur naturelle.
eft une Bacchanale compofé'e du vieux Silène ivre,de Satyres, de Bacchantes, & d’autres perfonnages.
Silène gros & replet, le corps penché en avant, ayantbu à outrance, ne peut fe tenir debout, ni marcher fansl’affiftance d’un Satyre & d’un Nègre qui le foutiennent. LesSatyres & les autres perfonnages qui l’entourent, font occupésà rire de l’état où ils voyent le chef de leur bande, ou adonner eux mêmes des marques d’ivrelfe & de débauche.Une femme Satyre fur le devant, eft par terre endormie ,le corps pofé fur fes deux mains, tandis que deux petitsSatyres fes enfans, s’allaitent à fes mamelles pendantes. Dansle coin du Tableau un petit garçon joue avec deux boucs ;derrière lui eft un vieux Satyre dont on ne voit que la tête& un bras ; il baife avec ardeur une vieille femme, quimalgré fes rides, paroit prendre plaifir à cette aventure. A côtéd’eux en arrière, une jeune femme, le corps un peu inclinéen avant, regarde en dehors du Tableau d’une manièrelubrique, tandis qu’un Satyre vigoureux derrière elle, laprelfe entre fes bras, La tête de cette femme, finguliè-rement bien peinte, caradérife la volupté d’une manièrefrappante, fes yeux font étincelants.
N.° 249. Planche xviii?
DIOGÈNES UNE LANTERNE À LAMAIN CHERCHANT L’HOMME SAGEEN PLEIN JOUR.
Pçint fur toile.
Haut de ç. pieds 10. pouces; Large de 7. pieds 8. pouces.
Figures jufqu’aux genoux, de grandeur naturelle.
Diogènes fe trouve près d’un portique public , où feralfemble un peuple nombreux qui l’examine, & qui l’écoute.11 a la figure d’un bon Vieillard à cheveux & à barbe grife;fon corps à demi-couvert d’une bure grife eft courbé, &dans l’attitude d’un homme qui marche. Son vifagevermeil, fes yeux encore vifs, fes mufcles tendus, & lemouvement de fon corps annoncent encore de la vigueur;fon exprelfion eft une fierté cynique. Il tient d’unemain fon bâton, & de l’autre fa lanterne allumée qu’ilpréfente le bras tendu, à ceux qui fe trouvent près delui. Rien de plus intérelfant & de plus varié quel’exprelfion des figures , & les caractères de tête de tousles perfonnages ; chacun d’eux paroit animé d’un fenti-mcnt particulier : comme la curiofité , l’étonnement, lamoquerie, le mépris; ce qui répand un grand mouvement
A 3