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La religion des anciens Romains : tirée des plus pures sources de l'antiquité
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DES ROMMAINS.rir ou de veincre : & de- est venu que, sur la dernieredesesperation de tous affaires, l'on disoyt anciennement,Prouerbe.Res ad Triarios rediit. Les choses sont reduictes aux Tri-la derniereaires, pour monstrer vne chose perdue & sans remede. desesperaCette façon de se retirer, & de combattre par trois fois, non deschoses.sembleroyt quasi impossible d'estre veincue. Car il con-uiendroyt que par trois fois la fortune fust contraire,& que l'ennemy eust le cueur & la force de demeurerpar trois fois auec la victoire. Les Grecs ne tenoyent L'ordredes Grecspas l'ordre des Rommains en leurs phalanges, de se re-tirer les uns dedans les autres : mais bien ils faisoyent un phalanges.corps de leur armee : & le moyen, qu'ils tenoyent, estoyt,qu'un homme entroyt en la place de l'autre, faisans leursphalanges par rangs : de sorte que, si un soldat du pre-mier rang tomboyt mort, ou blécé, soudainement unautre du second rang entroyt en sa place, puis conse-quemment du troisiéme, & quatriéme, iusques au der-nier. Par ce moyen les rangs demeuroyent tousioursentiers, & le lieu n'estoyt iamais vuide de ceux qui com-battoyent : & se trouuoyt la phalange plustost consu-mée que rompue : pource qu'un corps si gros les faisoytinuincibles. Les Suisses tiennent encores aujourdhuy, Bataillonder Suisser.en l'ordre de leurs bataillons, de la phalange des Grecs,les faisant gros & entiers, & par rengs entrans les unsen la place des autres. Au-surplus, pour acheuer no-stre discours, nous mettrons la qualité que deuoyt auoirle Consul & Lieutenant general : &, pour ce faire, il fautentendre que, apres que le Senat & le Peuple de Rom-me auoyt deliberé de faire la guerre, ils donnoyent tou-te la charge de leur armée au Consul : qui jettoyt les le-(öf.t.nl.gions aux champs : &, quand il aloyt aux expeditions & amie desentreprises difficiles de la guerre, le Senat luy donnoyt Rommaint.