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Meditationes de novellatoribus
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Meditatio quarta64„jura, qu’il n'y avoit, que le Diable qui eût pû les fai-„re connoître à cet homme, le Duc Scul en étant in-„formé, & une autre personne, qui très assurement„n'en avoit jamais parlé à qui que ce soit. Le Duc„continua son destein de chasse, mais on remarquaqu'il s'ecartoit toujours des autres, qu'il étoit dans„une reverie profonde, & qu’il ne prenoit aucune„part au divertissement. Il quitta la Compagnie avant„midi, & alla mettre pied à terre a Whitehall, à„l'appartement de sa Mere, avec laquelle il fut en„fermé deux ou trois heures. Le bruit de leur con-„versation fut entendu dans les chambres voisines, &„quand il fortit, on remarqua dans sa contenance„beaucoup d'agitation, & de colere, ce qu'on n'avoit„jamais vû dans aucune conversation avec la Com-„te$$e, pour laquelle il avoit toûjours eu un profond„respect. La Comtesse de son côté fut trouvée toute„baignée de larmes & dans une douleur inconcevable.„Quoiqu'il soit de tout ce, que je viens de dire, c'est„une verité notoire que quand elle recût la nouvelle„de l'assassinat du Duc, qui arriva quelques mois aprés,„elle ne parut pas fort surprise, comme l'ayant prevuë„& que dans la suite on ne remarqua pas en elle l'af-„fliction, qu’elle devoit avoir pour la perte d’un silsqui lui éioit si cher.§. 16.Quo locupletius aerarium, eo potentior Respublica.En alterum politicorum axioma, cui & ipse MACHIA-VELLVS arridet. At, inquies, si nec vetus censusaugendus, nec novus indicendus, qua ratione pecuniacomparari, aerariumque locupletari poterit? Num igi-tur alii ditandi suppetunt modi? Suppetunt utique,ipsisque novellatoribus abunde innotescunt.§. 17