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Meditationes de novellatoribus
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de novellatoribus circa causas politicas. 61„quel il avoit lié une amitié fort etroite ; mais il nel'avoit point vû depuis ce temps là. Environ 6. mois„avant l'assassinat du Duc, lorsque cet Officier plein desanté, étoit couché dans son lit à Windsor, un hom-„me d'un regard venerable lui apparut à minuit, tira„les rideaux de son lit, & le regardant fixement, lui„demanda s'il le reconnoi$$oit. Ce pauvre homme„demi-mort de frayeur, ne repondit rien d'abord ;„mais étant interrogé une seconde fois, s’il ne se re-„souvenoit point de l'avoir vû, il rappella dans sa me-„moire l'idée de Georges de Villiers, par la ressem-„blance du corps, & des habits dont il l'avoit vû se„servir autrefois; enfin il lui dit qu’il le croyoit être„Georges de Villiers. Cette personne lui repartit.„qu'il avoit raison, que c'étoit lui même, & qu'il le„prioit de lui rendre un service, qui étoit d'aller trou-„ver de sa part le Duc de Buckingham son fils, & de„lui dire qu'il sit tous ses efforts pour se rendre agrea-„ble au peuple, ou du moins pour calmer les esprits„irritez contre lui, autrement, qu'on ne le laisseroit„pas vivre encore long temps. Après ces paroles la„vision disparut, & l'Officier, soit qu’il eut été tout-„à-fait eveillé ou non, dormit fort tranquilement„jusques au matin. A son reveil il regarda cette ap-„parition comme un rêve, & n’y fit pas beaucoup„d'attention. Une, ou deux nuits aprés, la même„personne lui apparut encore, au même endroit, &„à la même heure, avec un visage un peu plus $evere,„& lui demanda s'il s'étoit acquitté de la commission"qu'il lui avoit donnée? Comprenant bien qu'il n'en„avoit rien fait, elle lui en fit des reprimandes fort„aigres, & lui dit, qu'elle avoit attendu de lui plus de„complaisance; que s'il n'executoit pas ce, qu'elle„lui ordonnoit, il ne devoit esperer aucun repôs„d'esprit, et qu'elle ne cesseroit jamais de le persecu-ter