to Introduction « l'Hifioirt
du facrilege dans leur poffeflîon.
Les canoniftes Anglois jettoient aufîî le trou-ble dans la confcience de ces polîeffeurs, en di-fant que par le droit Canon le bien d’Eglifeeftant inaliénable , les Papes mefmes ne pou-,voient pas difpenfer des loix rigides qui def-fendoient cette alienation à peine de nullité.Nt>» liceat Paps , difent les Canons , priintmEcclefis altsnare ahquo mode , pro ahqua necefii-tate , nec in ufum fniïium rura dure, nifi tan .tnmmodo àomus qns in quibuflwet urbibus ,non médita impenfa fuftent antur, qua legs omnes(uftedes adflrmgumur ut donator, accenfator, ven-ditor honorent perdat & qui fubfcnpferit anathe-ma fit, cum eo qut dédit met recepit, ntfi rsfiitua-tnr. Licsat etiam quibujl.bet Ecclefiafiicis perfiniscontradicere <5* cum fruHibus alienata exponenqtiod non modo in Apofiolica fervandum cfi Le-défia , verumetiam univerfis Ecclefiis per provin-cias quide-n duitnr convenire. Cauf. 11. qus.fi. 1.cap. zo.
Ils ajoutaient qu’un autre Pape ne , vou-drait peut-cftre pas fe tenir à ce que celui avoitfait, ou que peut-eftre auffi le Pape régnantpourrait defavoiier un jour fon Leçrat le Car-■ durai Palus, qu’on diloit mefme n’avoir pas despouvoirs fuffifans de la Cour de Rome pourratifier pleinement ces aliénations du bien d’E-giiie Que par fon Bief il avoit à h vérité lepouvoir d’accorder & de tranfiger avec les pof-fèneurs de ces biens pour les revenus qu’ils enavoient perçus par le paffé & pour les biensmeubles qu ils avoient confumez , de les dé-charger du tout en reftituant premièrement s’ille trouvoit à propos , les terres mefmes qu’ilsdetenoient , en quoi ce Légat n’avoit que la