Mtnxftique d'Irlande? 7>
gc que ceux qui les poffedoient n’auroient àcraindre ni les cenfures, ni les loix Eccldiafti-ques.
La raifon de cette Ioy fut fondée fur la dim-• culte & mefme fur l’impoflibilité de retirer cesbiens d’entre les mains des polïefleurs fanstroubler & ébranler la tranquillité de l'Etat, &l’unité de l’Eglifc , & qu’ainfi il falloir pré-férer le bien public & le falut des âmes àl'in-tereft particulier des réguliers , d’autant plusque la grande & la petite Noblelfe murmn-roitfort, de ce que l’on parlait de cette ref-titution , & queplufieurs députez de la Cham-bre baffe ou des Communes avoienî déclaré enportant la main à leur épée qu’ils ne fe defe-roient point de ces biens , & qu’ils fçauroientbien les défendre , & ainfi le Légat au nomdu Pape ratifia enfin cette loy qui confirmaitl’alienation des biens d’Egüfe. Ce ne fut pour-tant pas fans peine que le Pape s’y rcfolut, leLégat protefta même à plufieurs particuliers quipoffedoient de ces fortes de biens , qu’ils de'voient craindre les jugentens de Dieu qui tom-bèrent autrefois fur quand il profana
les vafes facrez , quoyque ce lût N abuchsdono'for & non pas lui qui les eût enlevez du Temple,ce qui fit peur à quelques Seigneurs qui difoientqu’on leur témoigfioit par là qu’ils vivroientdans uneftat de péché tant qu’ils auroient lapoffelfion de ces biens d’Eglife , ce qui ne s’ac-cordoit pas avec la permiffion qu’on leur accor-doit de les poffeder & eftre à couvert de toutesles cenfures Ecclefiaftiques ; que le Légat parce procédé lioit & delioit à mefme temps Scmettoit le trouble dans leurs confcienccs enleur faifant connoiftre qu’il y auroit toujours
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