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même que ce Prince Tentant les aproches ce lamort , but un grand verre de vin blanc , & dit àun de fes plus particuliers confidansrTcat eft per~du ; Sc qu'en fuite il rendit l’efprit en répétantlouvent le nom de qu’il avoir injuftemét
proferipts. Quoi qu’il en Toit, il eft certain quece Prince avoit vécu d’une maniéré qui lui de-voir faire craindre les juftes jugemens de Dieu,& je n’ay pas beaucoup de peine à croire que lederniers momeus de fes jours furent peu tian-quilles , puifque toute fa vie avoit efté rempliede troubles 8c d’agitations.
Les Réguliers n’eurent pourtatpas fujet d’ef-perer de rentrer das leurs Maifons fous, le règned'Edouard fils & fucceiîeur de Henri, puifque cePrince fut élevé dans la religion Proteftantcpar fes Tuteurs qui gouvernèrent fes Eftatspendant- fa minorité. Mais comme il mourutjeune, & que Marie qui lui fucceda clfoit zéléeCatholique , & qu’elle fortifia fon authoritépar fon Mariage avec Phiiippes fils aîné deCharies-Quint , ils eurent quelque fujet d’efpe-rer que cette Reine qui commençoit à rétablirla religion Catholique dans fes Royaumes , Stà chalîer les Proteftans qui s’y oppofoient, lesretabiiroit aulfi dans leurs Abbayes & Con-vens.
Cependant comme c’étoic une entreprife unpeu trop dangereufe d’ofter les biens des Con-vens à ceux qti les poffedoient , le Parlementeftartt aflemblé on trouva à propos pour netroubler point la paix des deux Royaumes defaire une loy au mois de Décembre i/y 4 . païlaquelle on déclara que les tronfports ou alié-nations des biens des Communautez ecclefiaftiques feculieres ou regulicres eft oient autorifées,