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fi l’on ajoute douze millions en fonds de terredes petitsConvens qui furent fuprimcz quelquesannées auparavant,comme nous l’avons fait rc,marquer :& deux millions d’effets apartenans àces petites Communautez , il s’enfuivra queHenry profita de cette fuppreflion des Convensde 71. millions en fonds , qui produifoient tousles ans trois millions fix cens mille livres derente , outre prés de trente deux millions en ef-fets mobiliaires ; ce qui faifoit en tout plusde cent millions de capital, le Doéleur Burnetfemble en mettre un peu moins en apparence,mais il en met autant & plus en effet, puifqu’ilavoue' que les meubles ne furent pas cftimezla dixiéme partie de ce qu’ils valoicnt , & queles Baux à Ferme de quantité de bonnes Ab-bayes & Prieurez , & fur lefquels on fe réglan’eftoient pas fur le pied qu’ils dévoient être icaufe du pot de vin que prenoient les Abbez XPrieurs : ce qui les diminuoit quelquefois dela moitié.
Il eft vrai que le Roy cftoit chargé des peu-lions des Abbez, Prieurs , Supérieurs . & Reli-gieux ; mais outre qu’elles citaient tres-modi-ques , comme nous l’avons fait voir plus haut,d’ailleurs ecs Penfionnaires pour la plufpartforcirent du Royaume pour chercher .d’autresConvens dans le relie de 1 Europe , St ainfi iln’y avoit plus de penftons à payer ; d’autres nefurvécurcnt pas long-temps , & enfin on nepaioit plus de penfion dés le moment qu'on re-marquoit que le pétitionnaire avoit trouvéd’ailleurs le moien de fubfifter.
Henry , n’emploia cependant pas trop bien cesricheflès immenfes qu il avoit tirées de la fup-prellïon des Convens ; il fit à la vérité de gran-
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