74 Introduction à l“Hifloirc
contre la raifon de les forcer à obferver unepartie de leurs vœux , lors qu’on avoit annuléles deux autres parties principales ; que la poli-tique demandoit même qu’on leur permît de femarier , puifque tant qu’ils feroient dans Je ce-l:bat ils pourroient rentrer dans leurs Cotivcnsdés que l’occalion s’en prefenteroit ; au lieu quefi une fois ils eftoient lies partie mariage ils per-draient dés ce moment toute elperance de re-venir en l’eftat où ils s’eftoient veus autrefois,L'affirmative cependant l’emporta, c aï Henry,ne voulut pas qu’on dît qu’il avoit donné une fiforte atteinte à la Religion, en violant le prin-cipal vœu des Moynes, qui étoit celui de cha-ftcté : enferte qu'il fut fait une Loy par laquel-le on ordonna deux chofes , la première que ledroit Di.yin ne permettoit point qu’on fe ma-riât après avoir receu l’Ordre de Prêtrife, &la féconde,que fuivant cette meme Loy il falloirgarder le vœu de chafteté quand on l’avoit fait.
Mais avant que de finir il eft bon de don-ner une legere idée des grands biens dont Henryprofita par la fuppreflion de tant de MaifonsRégulières dans fes Eftats d’Angleterre & d’Ir-lande , premièrement , les immeubles de toutesces maifons qui avoient efté nouvellement fup-primées , furent elîimez foixanre millions decapital, & le revenu à trois millions par an :il y avoit en argenterie , meubles précieux , &autres effets mobiliaires , comme obligations ,promeffes, & autres aérions, pour prés de trentemillions, fans parler de plufieurs autres mil-lions que les CommilTaiics Vilîteurs , & lesMiniftres de Henry , volèrent ou extorquèrentpar force ou par addrefTe, comme les AuteursProteftants en conviennent prefque tous, à quoi
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