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des autres supplee au nombre par unc dnergie d’activite,d’ intrigues. et de mesurcs fermes et concertees, qui doit neces-sairement 1’empörter sur le decouragement, la desunion oul’indiffcrence des premiers. Plus les chefs (si bien caracterisesdans le memoire) qui dirigent ce parti, sentent que lo tempset le calme aneantiront leur credit, plus ils se livrent a desmesurcs desesperces et violentes, et cherclient d’ entraincr lanation ä des extremites irremediables pour subvenir, par imfanatisme universel, a la detresse des ressources, et a l’insufflsancedes moyens constitutionnels.
Telle est la vraie source de la crise actuelle. C’est parun dessein premedite de rccliauffer le zele revolutionnaire dela nation, que les rassemblements des emigres, qui n’arrivaientpas en somme totale a quatre mille liommes, et qu’il etaitfacile de contenir par des mesures aualogues a 1’ insignifiancedu danger, ont servi de pretexte a un armement de Centcinquante mille liommes, rassembles en trois armees sur lesfrontieres de l’empire germanique. Au lieu des menagementsdus ä la conduite moderee de l’empereur, qui venait d’y mettrele comble par le desarmement des emigres aux Pays-Bas, aulieu de se reconcilier des princes de 1’ empire, qu’on a depouillesau fond contre la teneur evidente des traites, on force l’empereuret 1’empire, par des declarations imperieuses et menaqantes, etpar des armements excessifs, a pourvoir de leur cote ä la süretede leur frontiere et <ä la tranquillite de leurs etats.
On se livre en meine temps aux invectives publiques lesplus indecentes contre tous les souverains ; on ne se caclieplus sur les desseins de seduction les plus perfides, et, pourne point laisser douter de la. realite de l’intention, on encommence rexecution par le plus proche parent et allie du roi,en recelant, encourageant. et partageant un nouveau plan derevolte aux Pays-Bas autricliiens. Les preuves de ces meneessont parvenues sous les yeux de Fempereur dans le meme