285
instant qu’on eliercliait d’endormir sa bonne foi par un decretillusoire.
Sans doute, tout cela n’est que l’ouvrage d’nn petit liombrede forcenes qui abusent des circonstances pour entrainer lanation ; mais ils reussissent a 1’entrainer. Dominant dans lanouvelle assemblee nationale (si diverse de la premiere), enpossession de tous les postes iniluents dans la capitale et dansles provinces, infatigables et sans scrupule dans les moyens, ilsintimident ou etouffent la voix de eeux qu’ ils n’ entrainentpas, et reparent leurs defaites passageres par des assauts qu’ilsrenouvellent jusqu’ä ee qu’ils arraclient la viotoire.
Qu’est. ce en effet que la courte satisfaotion des deuxveto, permis au roi, vis-a-vis des declarations et des armementsauxquels oe prince a evidemment ete force (car prudencenecessaire et volonte libre sont deux clioses bien distinotes),et que sert le veto en faveur de ses freres, s’il est oblige deconsentir dans les 24 lieures ä ce qu’ils soient mis en accusationdans le moment qu’ils viennent de desarmer ? Des applaudisse-ments gagnes par de tels actes d’ autorite ne peuvent. releverl’espoir que du parti qui en a su diptcr la necessite.
En un mot, on a eher che et on a reussi a dejouer toutesles peines que 1’ empereur a prises pour maintenir le calme etla paix. En continuant les armements sur la frontiere de1’ empire apres que la Erance, par 1’ entremise de 1’ empereur(temoin les preuves secretes n° 2) avait obtenu pleine satis-faction sur le desarmement des emigres ; en rompant par undecret .precipite toute voie raisonnable d’ accommodement avecles princes germaniques lescs; cn compromettant immediatementla conservation des provinces belgiqucs, en donnant enfin lesdementis les plus eclatants aux 'esperauces de moderation etd’amendement, par lesquelles l’empereur avait reussi a suspendrele concert des puissances etrangeres, toutes plus ou moinsalarmees ou otfensees: on a voulu qu’il ne puisse s’empeehera renforcer ses troupes dans les provinces limitrophes, de