Druckschrift 
Marie Antoinette, Joseph II. und Leopold II. : ihr Briefwechsel
Entstehung
Seite
281
Einzelbild herunterladen
 

281

oonduite des prctrcs brabangons ne peut surement pas le fairechangcr de sentiment ä oet cgard.

2° Leleeteur de Trcves saporqoit que les babitants sin-quictent beaueoup des suites duue inyasion chez eux, ainsi queles lettres des differentes yilles le prouveiit eYidemment. Lesbabitants voient que 1 esperance des emigres sera tot ou tardla cause des malbeurs qu ils eprouypront. L electeur pourraitfaire cesser leurs craintes en detruisant la cause; mais il pre-fere de demander des forces a 1 empereur pour contenir lafermentation qui conimence chez lui, et pour continuer äproteger les emigres, dont il espere un jour tirer parti contrela-France. Lempereur ne peut evidemment pas epouser cetteseconde idee plus que la premiere.

Mais on le repcte, il est necessaire que lempereur sexpliqueclairement, ou bien il vaut mieux qu il declare qu il yeut laguerre; on a vu cette intention dans 1 office qu il vient- decommuniquer, et 1 incertitude qu il a laissee, a produit uneimpression plus nuisible pour le roi que la declaration formelledune rupture. La bonne intelligcnce ne pourrait se soutenirsi 1 on continuait ä employer un langage que 1 esprit et laforme de notre gouvernement- ne comporte pas dans ce moment.La position du roi deviendrait. dautant plus mauvaise quon lecroirait dintelligence avec son beau-frcre ; en un mot, danslcitat ou sont les choses , la seule reponse qui puisse sauvertout, cest de dire, que lon ne souffrira aucune inyasiondans lempire, mais quon ne donnera aucun sujetjuste de mecontentement, et que relativement auxemigres (lobjet en question) il ne marchera aucunet-roupe autrichienne dans lelectorat, que lclecteurnait ent-ierement satisfait- aux demandes du roi desFranqais. '

Un mot un peu favorable' ä la Constitution faciliteraittous les moyens darranger les affaires.