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oonduite des prctrcs brabangons ne peut surement pas le fairechangcr de sentiment ä oet cgard.
2° L’eleeteur de Trcves s’aporqoit que les babitants s’in-quictent beaueoup des suites d’uue inyasion chez eux, ainsi queles lettres des differentes yilles le prouveiit eYidemment. Lesbabitants voient que 1’ esperance des emigres sera tot ou tardla cause des malbeurs qu’ ils eprouypront. L’ electeur pourraitfaire cesser leurs craintes en detruisant la cause; mais il pre-fere de demander des forces a 1’ empereur pour contenir lafermentation qui conimence chez lui, et pour continuer äproteger les emigres, dont il espere un jour tirer parti contrela-France. L’empereur ne peut evidemment pas epouser cetteseconde idee plus que la premiere.
Mais on le repcte, il est necessaire que l’empereur s’expliqueclairement, ou bien il vaut mieux qu’ il declare qu il yeut laguerre; on a vu cette intention dans 1’ office qu’ il vient- decommuniquer, et 1’ incertitude qu’ il a laissee, a produit uneimpression plus nuisible pour le roi que la declaration formelled’une rupture. La bonne intelligcnce ne pourrait se soutenirsi 1’ on continuait ä employer un langage que 1’ esprit et laforme de notre gouvernement- ne comporte pas dans ce moment.La position du roi deviendrait. d’autant plus mauvaise qu’on lecroirait d’intelligence avec son beau-frcre ; en un mot, dansl’citat ou sont les choses , la seule reponse qui puisse sauvertout, c’est de dire, que l’on ne souffrira aucune inyasiondans l’empire, mais qu’on ne donnera aucun sujetjuste de mecontentement, et que relativement auxemigres (l’objet en question) il ne marchera aucunet-roupe autrichienne dans l’electorat, que l’clecteurn’ait ent-ierement satisfait- aux demandes du roi desFranqais. '
Un mot un peu favorable' ä la Constitution faciliteraittous les moyens d’arranger les affaires.