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Marie Antoinette, Joseph II. und Leopold II. : ihr Briefwechsel
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ä toutes oes chances, dont la raison et la sagesse sont entiere-ment exclues.

II n y a rieu d outre dans ee tableau, rien dont unliomme qui reflecliit, ne doiye convenir. II fallt ajouter main-tenant que les dangers sont tres-instants. II ny a plus quununique moyen de les prevenir, et il pst dans les principes delempereur; c est. qu il s explique tres - clairement relativementaux emigrants, en declarant qu il s opposera a toute espeqedinyasion dans lempire ; il fallt que la protection quil donneaux electeurs, ait pour condition expresse de faire cesser nonseulement les rassemblements, mais tout sujet legitime de plaintede la part de la Erance.

On ne conqoit pas meme que 1ompereur puisse et doivefaire autrement. Il a defendu tont rassemblement dans ses.propres etats ; les Eranqais ont de'fendu tout rassemblement deBrabanqons cliez eux. La crainte de leleeteur de Treyes, dese voir attaque par des municipalites et des provinces,adautant plus etonne ici que ce prince, proclie yoisin de laErance, ne saurait ignorer combien ces eraintes etaient denueesde fondement.

Deux vues paraissent diriger lelecteur.

1° Il est lie avec la cause des emigres dans leur liainecontre la Constitution, parce quen detruisant le clerge, eile adonne ä lEurope un exemple quil doit redouter ; comme devotpersonnellement, et comme prince ecclesiastique, il doit desirer,de meme que lelecteur de Mayence, de voir retablir en Eranceles anciens maximes sur 1 autorite spirituelle, et sur les pos-sessions ecclesiastiques. Une preuve de cette liaison dinteret,cest le titre quont pris plusieurs emigres de defenseurs dela religion catliolique. Lempereur ne saurait partagerce premier motif de lelecteur de Treves; il ne lui doit saprotection que comme prince contre des attaques veritables, etnon contre les suites d une doctrine qu on suit en Erance,doctrine raisonnable, et que lempereur a toujours professe. La