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ä toutes oes chances, dont la raison et la sagesse sont entiere-ment exclues.
II n’ y a rieu d’ outre dans ee tableau, rien dont unliomme qui reflecliit, ne doiye convenir. II fallt ajouter main-tenant que les dangers sont tres-instants. II n’y a plus qu’ununique moyen de les prevenir, et il pst dans les principes del’empereur; c’ est. qu’ il s’ explique tres - clairement relativementaux emigrants, en declarant qu’ il s’ opposera a toute espeqed’inyasion dans l’empire ; il fallt que la protection qu’il donneaux electeurs, ait pour condition expresse de faire cesser nonseulement les rassemblements, mais tout sujet legitime de plaintede la part de la Erance.
On ne conqoit pas meme que 1’ompereur puisse et doivefaire autrement. Il a defendu tont rassemblement dans ses.propres etats ; les Eranqais ont de'fendu tout rassemblement deBrabanqons cliez eux. La crainte de l’eleeteur de Treyes, dese voir attaque par des municipalites et des provinces,’ad’autant plus etonne ici que ce prince, proclie yoisin de laErance, ne saurait ignorer combien ces eraintes etaient denueesde fondement.
Deux vues paraissent diriger l’electeur.
1° Il est lie avec la cause des emigres dans leur liaine •contre la Constitution, parce qu’en detruisant le clerge, eile adonne ä l’Europe un exemple qu’il doit redouter ; comme devotpersonnellement, et comme prince ecclesiastique, il doit desirer,de meme que l’electeur de Mayence, de voir retablir en Eranceles anciens maximes sur 1’ autorite spirituelle, et sur les pos-sessions ecclesiastiques. Une preuve de cette liaison d’interet,c’est le titre qu’ont pris plusieurs emigres de defenseurs dela religion catliolique. L’empereur ne saurait partagerce premier motif de l’electeur de Treves; il ne lui doit saprotection que comme prince contre des attaques veritables, etnon contre les suites d’ une doctrine qu’ on suit en Erance,doctrine raisonnable, et que l’empereur a toujours professe. La