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Marie Antoinette, Joseph II. und Leopold II. : ihr Briefwechsel
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se montrent. Lusage tres-delicat quil a fait de son Vetona occasionne aueun mouvement, et cette habitude qui recom-menee ä se forrner, de voir le roi comme le principe dugouvernement et de lordre , le mouvement violent de la guerre,surtout avec lempereur, tend ä la detruire.

Voila quant a la France. Maintenant si lon examine laquestion de la guerre relativement ä lempereur lui-meme, onsq convaincra aisement quelle peut etre egalement pour lui lasource de beaucoup de maux.

Les finances de lempereur, la Situation des Pays-Bas, sarcputation de sagesse doivent le detourner de la guerre, ou laPrusse le laissera user ses forees, ou la necessite de protegertous les petits princes le foreera -a les etendre sur une tres-,grande surface. Lorsque les mallieurs de la guerre se serontfait sentir, lalliance forcee de la Russie et de la Suede, de laPrusse et de lempire, donnera lieu a de funestes divisions.Les projets ulterieurs de lempereur pour rapprocher et reunirses vastes possessions ne pourront plus etre suivis ; qui sait ceque peut produire un ressentiment implacable? On lui sus-citera des ennemis partout, on ranimera la Turquie, la Pologne,le Brabant, le pays de Liege ; d autre part la desertion quenous pouvons peut-etre eraindre, setablira bien plus surementencore dans les troupes autrichiennes ; notre climat, notre solde,nos vins, notre licence, nos villes ne les tenteront pas vaine-ment. Le soulevement des peuples suivra bientot, et le prin-cipe revolutionnaire, une fois inocule par le contaot de nostroupes, ne sarretera plus, les Franqais, vaincus meme, en sontencore plus ä eraindre ; ils se livreront a\i plus terrible des-espoir ; une guerre civile a des caracteres particuliers. Ilsinondront 1 Europe d e'missaires forcenes ; le projet en existedeja en cas de guerre ; il sera facile, lorsque tant de malheursauront souleve partout les esprits, de diriger les sentimentscontre les rois et les nobles. On ne peut se livrer sans frayeur