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dignite et la convenance necessaires pour obteuir le respeet etl’obeissance aux lois.
La nation est partagee en trois partis : les emigrants etleurs adlierents, les republicains, et les autres eitoyens. On vadire un mot de oliacun d’eux.
1° Les emigrants sont de denx sortes ; ceux qui haissentla Constitution paree qu’elle ne protege pas assez la surete etla prosperite, et eeux dont eile a blesse l’orgueil ou 1’ interet.
Les premiers sont plus royalistes qu’ aristocrates , et lesseconds plus aristocrates que royalistes. La haine de la Con-stitution les rallie maintenant; nrais aussitot qu’ il s’ agit d’ ysubstituer un autre Systeme, ils ne peuvent s’ accorder; lamagistrature, le clerge, la noblesse sont alors diyises. Lahaute et la petite * noblesse ne s’entendent pas davantage.L’ancien regime qu’ils reclament vaguement, est absolumentimpossible ä retablir; les biens ecclesiastiques, la feodalite, lesparlements sont disparus sans retour. Le plus grand defautdes emigrants, c’est d’etre dans un etat de dissolution politique;ils sont plus exag-eres et plus absurdes que ce que l’on appelleici les Jacobins. L’egalite absolue domine parmi eux. II s’yest forme une espece de democratie noble qui regle tout, etune defiance extreme des cliefs qui les commandent. Ceux quin’ont rien, font la loi a ceux qui, ayant une existence et des.proprietes , seraient plus moderes. Aussi n’ ont - ils pu encorepresenter. aucun Systeme que 1’ on puisse accepter ou mememodifier.
La Constitution franqaise, toute defectueuse qu’elle est, aneanmoins un ensemble et un rapport entre ses parties, quel’on ne peut deranger que pour introduire un element politiquequi lui manque, et non pour tenter d’ y allier les pretentionsfolles et absurdes que les emigres paraissent youloir soutenir.Les moyens des emigres ne sont rien. Quand ils ne seraientpas divises entre eux, ils ne pourraient pas encore faire Sensation;ils ont quelqu’ argent de quelque puissance, et des quetes fait-es