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La revolution a encore detruit oette inÄuence aristocratique La nobiesse.qui, sous le nom d’ etats, de parlements, de eorporations, oupar la force qu’elle imprimait ä l’opinion, s’est opposee si con-stamment aux reformes salutaires que 1’interet general dictaitau monarque. On a encore ete trop loin ä cet egard; laforce aveugle de la multitude, qui sait si bien sentir le malet le designer, n’a pas su egalemcnt s’arreter au point justedans l’application du remede. Elle a detruit un ölement utile,necessaire memo h la macliine politique, lorsqu’il ne fallaitqu’en retrancher los abus.
Les liommes considdrables par leurs proprietes et leurexistence, s’ ils avaiont eu place dans le gouvernement, auraientete propres a contenir 1’ effervescence populaire et 1’ arbitrairedes ministres ; ils auraient prevenu la lutte porpetuelle etfuneste du roi et dxi corps legislatif; ils auraient donne de ladignite au gouTernement ; enfin 1’ accord de tous les interetspar le maintien de la Constitution lui aurait assure uneexistence solide et tranquille. On peut donc dire que le bonlieuret la liberte de la France seraient certains , si 1’ on donnaitplus d’inlluence ä la propriete et k 1’existence, si le monarqueavait dans ses mains plus de moyens pour gouverner et pourmaintenir 1’execution des lois. On a donc eu raison de direque la tres - grande partie de la rcTolution est finie, en com-paraison de ce qui roste a faire.
Maintenant que le but general ou 1’on doit tendre, estconnu, il faut, pour bien juger des moyens que l’on doit cm-ployer, se rendre un compte exacte de la Situation actuelle dela France, de 1’ interet et des moyens de ebaeun des partisqixi la diyisent.
Le roi n’a d’autre interet que celui de tous; il ne peutdesirer que de voir les Franqais lieureux et d’accord. Son goutpersonnel le porte ii la paix , a la plus entiere liberte religieuse ;il ne se sent aucune Opposition pour la Constitution , si eilepeut s’etablir sans trouble , et si 1’ on y oonserve an trone la