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ne pouvant, ne devantetre qu’arme, cela donnerait beaucoupplus de poids aux propositions, et rapprocherait naturellementles troupes de toutes les puissances. Si Fon traitait a Vienneou ä Madrid, ce but serait absolument manque. Je ne peuxpas croire, surtout apres la derniere depeche de M. le princede Kaunitz, qu’un decret de cette assemblee puisse arretermon frere, s’il etait aussi bien convaincu que moi, qu’uncongres arme est la vraie maniere de sauver encore cepays-ci. Quant a la sanction du roi, il serait bien malheureuxque l’empereur füt encore la dupe de ces marques de libertedu roi, et il pourrait meine faire soup§onner sa franchise,s’il persistait dans cette croyance, surtout d’apres la reponsequ’il m’a envoyee sur le dernier memoire que je lui ai faitpasser, ou il s’explique parfaitement sur les vetos donnespar le roi, et sur la maniere dont on l’a force de revenirpeu de jours apres sur tous les articles. Il y a un article dela note que je n’ai pas compris, celui oü il est dit que ceserait un calcul injuste que de supposer, que la maisond’Autriche doive seule s’offrir en liolocauste pour les con-venances de la France. Eli! qui est-ce qui a demandejamais pareille chose? N’est-ce pas moi qui des le mois dejuillet dernier, presqu’au moment meme de notre arresta-tion, ai prie mon frere de se reunir avec toutes les puis-sances, pour nous tirer de la position oü nous etions? A celail ne m’a pas repondu ; depuis je n’ai jamais parle que d’unconcours general et de forces imposantes et reunies, maisä peine ai-je eu des nouvelles de Vienne, et jamais dereponse. Je me dispense de parier de la derniere depechequi a ete lue hier a 1’assemblee. La politique peut l’avoirdictee; je ne la comprends pas assez pour la juger. Les