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Marie Antoinette, Joseph II. und Leopold II. : ihr Briefwechsel
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ne pouvant, ne devantetre quarme, cela donnerait beaucoupplus de poids aux propositions, et rapprocherait naturellementles troupes de toutes les puissances. Si Fon traitait a Vienneou ä Madrid, ce but serait absolument manque. Je ne peuxpas croire, surtout apres la derniere depeche de M. le princede Kaunitz, quun decret de cette assemblee puisse arretermon frere, sil etait aussi bien convaincu que moi, quuncongres arme est la vraie maniere de sauver encore cepays-ci. Quant a la sanction du roi, il serait bien malheureuxque lempereur füt encore la dupe de ces marques de libertedu roi, et il pourrait meine faire soup§onner sa franchise,sil persistait dans cette croyance, surtout dapres la reponsequil ma envoyee sur le dernier memoire que je lui ai faitpasser, ou il sexplique parfaitement sur les vetos donnespar le roi, et sur la maniere dont on la force de revenirpeu de jours apres sur tous les articles. Il y a un article dela note que je nai pas compris, celui il est dit que ceserait un calcul injuste que de supposer, que la maisondAutriche doive seule soffrir en liolocauste pour les con-venances de la France. Eli! qui est-ce qui a demandejamais pareille chose? Nest-ce pas moi qui des le mois dejuillet dernier, presquau moment meme de notre arresta-tion, ai prie mon frere de se reunir avec toutes les puis-sances, pour nous tirer de la position nous etions? A celail ne ma pas repondu ; depuis je nai jamais parle que dunconcours general et de forces imposantes et reunies, maisä peine ai-je eu des nouvelles de Vienne, et jamais dereponse. Je me dispense de parier de la derniere depechequi a ete lue hier a 1assemblee. La politique peut lavoirdictee; je ne la comprends pas assez pour la juger. Les