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prouvent que, .si l’on veut un gouvernement monarcliique,la multiplicite des pouvoirs, les elections populaires, etenfin la force qu’on donne au peuple, tout doit prolongerl’anarcliie, et par consequent la ruine totale de la monarcliie.La nation est en effet divisee en differents partis, mais iln’y en a qu’un seul dominant tous les autres. Soit lacliete,indolence, ou division meme interieure dans leurs opinions,aucun n’osc se montrer; il n’y a qu’une force exterieure,et quand ils seront sürs d’etre soutenus, qu’ils auront lecourage de se prononcer pour leur vrai interet, et ceux duroi. Les idees de l’empereur sont bonnes, et les articles dela declaration me paraissent bien, mais tout cela aurait. etemieux il y a six mois. Cela fera encore perdre du temps,et on n’en perd pas ici contre nous. Cliaque jour amene sacalamitd et aggrave le mal. La perte de toutes les fortunesparticulieres, la banqueroutc, la clierte des grains, l’impos-sibilite de les transporter d’un endroit a un autre, le manquetotal du numeraire, et le peu de contiance qu’on a dansle papier, enfin la maniere dont on avilit tous les joursdavantage la personne du roi, soit dans des ecrits et paroles,soit en tout ce qu’ on 1’ oblige de dire, d’ ecrire et de faire,tout annonce une crise procliaine, et s’ il n’a pas un soutienexterieur, comment pourra-t-il faire tourner cette crise kson avantage? La proposition de convenir a Vienne, meinede tout ce qui a trait a un prealable indispensable, meparait sujette au meine inconvenient de perdre du temps.Quand nous avons desire un congres (que je persiste encorea regarder comme le seul parti utile et avantageux), noussouliaitions qu’il fut a Aix-la-Cliapelle oii a Cologne, commeau centre de tout. TI y a de plus l’avantage que ce congres,