011 1’ empereur se plaignait d’etro clepuis longtemps sansnouvelles cle la reine ; il en marquait de l’inquidtude. Leretour de l’ambassadeur imperial a Paris restera suspcndu,et sur ce point ainsi que sur tout autre il n’y aura demesures prises que celles que 1’ on reconnaitra etre les pluspropres au bien de la chose. Il est fächeux que l’on n’aitici aucune connaissance certaine des determinations ducabinet de Coblence, ni de sa conduite politique. Depuis le
12 novembre on n’a rien re§u de substantiel sur les nego-ciations entre les cours, et ce vide cause le plus grandembarras dans les moyens d’ asseoir des iddes et des com-binaisons precises sur l’etat actuel du moment.
M. de la Marek est ici. Il a marque et marque encoreun grand zele et peut sous bien des rapports se rendre tres-utile. 11 serait a desirer que 1’ on daignät faire une mentionavantageuse de lui ä Vienne, pour qu’il y obtienne ce qu’ildesire.
GXXXVI.
GRAF MERCY AN DIE KÖNIGIN.
Le 2 janvier 1792.
L’electeur de Treves intimide par les menaces deguerre, s’est adresse a 1’empereur pour en etre secouru.Le monarque a fait remettre une note a l’ambassadeur deFrance, oü il est dit qu’on n’attribue pas au roi le desseind’attaquer l’Allemagne, que si les factions forgaient lavolonte du roi, en ce cas 1’empereur serait oblige de sou-