^ t o Histoire*
fanglant fur le vaiffeau Corfaire. Quatre-vingtFrançois avoient à Ce défendre contre plus de troiscents Pirates qui étoient reftés fur ce navire. Ilfalloir les forcer dans les chambres , & le châteaud’avant qui leur fer voient de retranchement. LesFrançois, la plupart bleffés , 8c tous accablés defatigue y auroient fuccombé , s’il ne fut arrivé unfecours imprévu. Tourville entendit un grand bruitvenant de l’écoutille. Il la fit enfoncer à coupsde hache : il en fortir cinquante efclaves chré-tiens > qui fe trouvèrent heureux de pouvoir facri-fier leur vie à la liberté. Us décidèrent la viétoire.
Une rufe de guerre avoir fauvé le Chevalier deTourville d’un péril évidenr. Une autre rufe lefit triompher une fécondé fois dans un combattrop inégal.
D’Hocquincourt étoit malade 8c ne fit pointde courfe cette année. Le Chevalier Carini fejoignit à Tourville. Us allèrent enfemble faire descourfes dans l’Archipel. Us trouvèrent à Tlfle deZante un vaiffeau marchand qui n’ofoit point femettre en mer à caufe de trois vaiffeaux Turcsqu’il fçavoit en croifiere fur ces parages. Les Che-valiers le prennent fous leur efcorte, & le fontmarcher en avant , comme une efpece d’apâcqu’ils tendoient aux corfaires. Le marchand lesavertit bientôt par des fignaux qu’il apperçoit trois