de l’Ordre de S. Louis. 309Peu de jours après nos Chevaliers rencontrèrentdeux vaiffeaux Tunifiens fui vis d’un vaiifeau Fran-çois qu’ils venoient de prendre. D’Artigny alla au-devanr d’eux , afin qu’à la conftruétion de fon vaif-feau ils le prilfent pour un des leurs, & pour lesengager par-là à s’approcher & à combattre. Cet-te rufe.lui réuffir. Les Tunifiens voyant la formed’un vaiifeau Tripolitain , firent les fignaux dereconnoilfance. D’Artigny força de voiles ; il avoitle vent , & ne leur répondît qu’en leur lâchant fabordée. Les Turcs y répondent : d’Artigny efttué. Tourville prend fa place. Le combat devientfurieux. Les Pirates qui avoient quatre fois plus demonde que nous tâchoient d’aborder. Dans le plusgrand feu du combat , on vient avertir Tour-ville que fon. navire eft percé à l’eau 3 que lespompes ne fuffifent pas à l’affranchir 3 qu’il fautfe rendre ou couler bas. Le premier parti parutlâche à Tourville : le fécond étoit fou. 11 en ref-toit un troifieme : c’étoit d’aborder promptement.Les ennemis ne s’y refuferent pas. Cent cinquanteTurcs palferent dans le vaiifeau de Tourville :Tourville & fes gens palïèrent fur celui des Turcs.Ceux-ci fe furent bientôt emparés du navire Fran-çois , où ils ne trouvèrent que quelques Soldatsblelfés à mort. Le vaiifeau coula bas , comme ilsfç livroient au pillage. Cependant le combat étoit
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