ce l’Ordre de S, Louis. 31 ï!voiles. C’étoient trois vaiffeaux d’Alger. J’abrege.Le combat s’engage. Tourville eflfuye la premièrebordée. Il ne répond que lorfqu’il eft à bout por-tant de l’ennemi, qui fort en défordre par cettepremière décharge , cherche l’abordage. Tourvillele repouffe par le feu de la Moufqueterie. Les Pira-tes continuent leurs efforts pour jetter les Grap-pins. Tourville imagine de laiffer faire l’abordage :mais il recommande à fes gens de fe tenir prêtsà couper les amarres & de larguer avec les boute-hors le bâtiment Turc, lorfqu’il feroit entré uncertain nombre 6 de corfaires fur fon bord. La choiefe fît comme il l’avoit ordonné. Environ cent cin-quante Turcs paffent fur fon vaifïèau. Ceux quirefiftent , tombent morts : ceux qui fe rendentfont mis à fond de cale. Deux fois le Chevalier deTourville ordonna la même manœuvre ; deux foiselle lui réuffit. Deux cents cinquante Turcs péri-rent dans ces deux actions : il ne reftoit guere demonde fur le corfaire. M. de Tourville voulut afon tour aborder : il n’eut que cinquante hommesà combattre : ils mirent bas les armes.
Carim, de fon côté, fe battoir en vaillanthomme. Le vaiffeau Marchand étoit aux abois.Tourville vint à leur fecours. A fon approche, leCorfaire attaché à Carini prend la fuite. Celui quiprelfoit plus vivement le Marchand, montra plus
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