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3 (1780)
Entstehung
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268
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3. GTS H I' S T O IR S

pas de fe vanter davoir pris des mefures fi jufles ;quil nétoit pas caufe du retardement. Ce retard enoccafionna un autre. Les Anglois qui avoient euvent de lentreprife quon méditoit, éroient venusbloquer le Port de Dunkerque. Quand ils fe retirè-rent , les vents devinrent contraires. Le Comre deGacé qui devoit être déclaré Maréchal de France,auffi-tôt quil feroit à bord de lAmiral, prefloit ledépart. Forbin qui répondoit fur fa tète de la per-fonne de Stuart, ne vdulut point lexpofer aux dan-gers de la mer , le vent & la marée étant contrai-res. Ce jeune Prince fut féduit par les follicitationsde M. de Gacé & des Irlandois qui laccompa-gnoient. On lengage à donner un ordre précis demettre à la voile. Forbin obéit malgré lui. Tour-menté par le gros temps , il eft obligé de mouillerparmi des écueils. Ceux qui avoient été Ci empreifcsde partir , le follicitent alors de rentrer dans le Portiil le refufe. Je n en ferai rien , leur dir-il. Le vin ejltiré : il faut le boire. Vous l'ave^ voulu ; de quoivous plaignez-vous ? Le te mps fe mit au beau. LEf-cadre arriva fur les côtes dEcoffe. On fit des fignaux;on alluma des feux. Tous ces Ecoflfoisqui dévoientau premier fignal fe ranger fous les drapeaux deleur Roi, ne quittèrent point leurs foyers. Forbinne voulut jamais permettre que Jacques III mît piedà terre : il fit fagement. Cinq coups de canon tirés