‘3. GTS H I' S T O IR S
pas de fe vanter d’avoir pris des mefures fi jufles ;qu’il n’étoit pas caufe du retardement. Ce retard enoccafionna un autre. Les Anglois qui avoient euvent de l’entreprife qu’on méditoit, éroient venusbloquer le Port de Dunkerque. Quand ils fe retirè-rent , les vents devinrent contraires. Le Comre deGacé qui devoit être déclaré Maréchal de France,auffi-tôt qu’il feroit à bord de l’Amiral, prefloit ledépart. Forbin qui répondoit fur fa tète de la per-fonne de Stuart, ne vdulut point l’expofer aux dan-gers de la mer , le vent & la marée étant contrai-res. Ce jeune Prince fut féduit par les follicitationsde M. de Gacé & des Irlandois qui l’accompa-gnoient. On l’engage à donner un ordre précis demettre à la voile. Forbin obéit malgré lui. Tour-menté par le gros temps , il eft obligé de mouillerparmi des écueils. Ceux qui avoient été Ci empreifcsde partir , le follicitent alors de rentrer dans le Portiil le refufe. Je n en ferai rien , leur dir-il. Le vin ejltiré : il faut le boire. Vous l'ave^ voulu ; de quoivous plaignez-vous ? Le te mps fe mit au beau. L’Ef-cadre arriva fur les côtes d’Ecoffe. On fit des fignaux;on alluma des feux. Tous ces Ecoflfoisqui dévoientau premier fignal fe ranger fous les drapeaux deleur Roi, ne quittèrent point leurs foyers. Forbinne voulut jamais permettre que Jacques III mît piedà terre : il fit fagement. Cinq coups de canon tirés