de l’ Ordre de S. Louis: 2 <>7
fur les expéditions du Chevalier de Forbin dans leGolphe de Venife. Je fçai bien que j’aurois pu lefuivre dans d’autres actions ou il déploya de plusgrands talens pour la guerre de mer. Mais aucunede ces aétions n’eût été auffi utile à l’Etat, que cellesqu’il auroit faites dans le Golphe, s’il n’eût pas étégêné par des ordres qui rendirent oifive l’aétivité defan caraétere , & peut-être lui feul auroit - il etn-?pêché les malheurs qui nous arrivèrent en Italie, fion l’eût abandonné à fon génie.
Je finirai cet article par la tentative de Jacques IIIen Ecoffe. Forbin eut le commandement de l’Ef-cadre qui porta ce jeune Prince fur les cotes de fesEtats. Cette entreprife éprouva des contre-tempsfâcheux , quand on en faifoit les préparatifs, 8cquand elle fut commencée j contre-temps qui vin^rent 8c des hommes 8c des élémens. L’armement fefit à Dunkerque. Les magafins étoient épuifés. Onperdit un temps infini à fe procurer les chofes donton avoit befoin. Les Miniftres de la guerre & de lamarine n’étoient pas d’intelligence. Les troupes deterre qui dévoient être embarquées, arrivèrent troptôt. Six mille hommes paroiffant tout - à - coup àDunkerque, pouvoient caufer de l’inquiétude auxAnglois , 8c leur en donnèrent en effet. Les Mate-lots ne furent point affez- tôt raffemblés ' y il fallutles attendre. Le Miniftre de la guerre ne manqua
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