Druckschrift 
3 (1780)
Entstehung
Seite
269
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dk lOr d,r e de S. Louis. x 6 <>Au loin lavertirent que lennemi savançoit. Ondécouvrit bien-tôt une nombreufe Flotte qui venoità pleines voiles. Notre Efcadre sétoit enfoncée dansune efpece de Golphe. On nen pouvoit fortir quendoublant un cap. Cela demandoit du temps ; &Jennemi approchoit. On ne pouvoit léviter quepar une rufe : Forbin en imagina une. Il feignitdarriver fur les ennemis , comme sil eût voulu lesattaquer. Ils étoient fous voiles. En le voyant ma-nœuvrer, ils fe mirent en bataille, comptant quilalloit à eux } ce qui leur fit perdre beaucoup ^dechemin. Mais ayant mis le fignal, afin que toutelArmée fît force de voile pour le fuivre, il chan-gea tout - à - coup de route & ne fongea quà fefauver.

Jaurois bien des chofes intéreiïantes à dire en-core. Mais il faut que chacun trouve ici fa place.Dailleurs les hiftoires font remplies des belles expé-ditions de Forbin dans les mers du Nord. Je mefuis contenté de le faire voir dans les circonftancesde fa vie les plus épineufes , pour que lon jugeâtdes reifources quil trouvoit dans fon zèle pour lefervice du Roi, dans la fermeté de fon caradfere ,dans fon courage & dans fes talents.