2.64 Histoire
» peau, ma perruque & mou piftolet allefent eli5 j bas. Dans cet état, je craignis que mes Soldats» ne me priflent pour un ennemi. J’élevai la voix» & leur adreflant la parole : ce nejl rien , leur» dis-je j avance ^ 3 enfans , je fuis à vous. Ces3> hommes pleins de valeur , «S c qui avoient une33 préfence d’efprit merveilleufe , s’avancèrent vers33 la grande chambre, où je les fuivis de près. Ils33 en étoient déjà maîtres lorfque j’y arrivai. Alors33 ne voyant plus perfonne qui réfiftât, je mis des33 fentinelles aux écoutilles, pour empêcher que33 ceux qui étoient en bas ne montaient fur le33 pont.
» L’Officier qui devoir attaquer le Château duj> devant, s’en étoit déjà emparé. Il ne reftoit plus33 que le Capitaine du vaiffeau , fon gendre & deux33 de fes fils qui s’étoient barricadés dans la cham-33 bre du Confeil. Il étoit important de les y forcer33 au plutôt, & avant qu’aucun de tous ces bâcl-as mens, dont le port étoit rempli, pût venir donner33 du fecours. Je courus donc incefiàmment de ce»s côté-là , fuivi de quelques foldats ; 6 c ayant33 envoyé fur le champ un bombardier dans mon33 canot pour y prendre une hache , des grenades &33 une mèche allumée que j’avois eu la précautionsa d’embarquer , j’eus bientôt enfoncé la cloifon.>3 Aux premières grenades que je jettai,, le Capi-