de l’Ordre de S. Loris.
» Comme j’avois pris les devants, je ne voulus•> point perdre le temps à attendre mes deux autres» bâtimens, 8c m’adrelïànt à mon petit équipage ;» Allons j camarades 3 abordons toujours ; nos gensU nous fuivent de près.
jj Nous n’étions plus qu’à deux pas du vailTeau ;5 j lorfque la Sentinelle cria : Ou va la chaloupe ?U Je ne répondis rien 8c j’abordai. Je vis en joi-« gnant le navire que deux faborts de la fainte-j? barbe éroient ouverts. J’y fis entrer mon Maîtrejj Nocher 8c deux de fes camarades , qui don-jj nerent la première allarme, en tuant cinq à fix» hommes qui fe préfenterent à demi-endormis.» Dans le même moment je montai à bord la» bayonnette au bout du 1 fufil, en criant : tue 3 tue.jj Tous mes Soldats furent fe pofter à l’endroit que» je leur avois défigné. Quand je les vis ainfi dansjj leur polie , je courus , fuivi de quelques-uns desjj miens, fur le gaillard du derrière pour m’em-jj parer de la grande chambre, où font ordinaire-j> ment les armes des vailTeaux de guerre. Quelquesjj malheureux, accourus au bruit, fans armes 8cj> en chemife , furent maflacrés. Comme nousjj pourfuivions le relie de ces miferables , quij> crioient en demandant quartier, je tombai dansj> l'écoutille qui étoit à l’arriere du grand mât. Monj» fufil 8c l’échelle me retinrent j mais mon cha-
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