de l’ Ordre de S. L o u i ?; i 6 $\> taine fe rendit en demandant quartier. Dans ce» moment arrivèrent mes deux autres bâtimens ;
» mais l’expédition étoit finie ; enforte qu’aveç3j vingt hommes feulement, je m’emparai de ce33 vaiffeau, n’ayant eu que deux hommes de tués 8 c -» trois de bielles.
33 II ne me reftoit plus , pour avoir une entière33 fatisfaéfcion , qu’à mettre le feu. Je fis rompre des33 planches de coffre , & avec des chemifes fouf-33 frées que j’avois apportées exprès , je fis préparer33 trois feux que je difpofai en différens endroits.
33 Après quoi ayant fait chercher mon chapeau,
33 mon piftolet 8 c ma perruque , je fis crier dans le33 bas du navire que j’allois mettre le feu , qu’il y•3 avoit bon quartier. Il en monta vingt-fept hom-» mes que je diftribuai dans mes deux chaloupes>3 avec le Capitaine & toute fa famille. Perforine ne33 paroifiant plus, j’allumai moi-même les feux,33 & quand je vis qu’il commençoit à gagner le corps>3 du vailfeau , je me rembarquai. Dans un mo->3 ment ce navire fut tout embrâfé ; j’eus le plaifir33 de le voir brûler en me retirant. Ce fpeétacle mit33 l’allarme dans le port. On voyoit de la lumière33 par-tout ; ce n’étoit que cris dans tous les vaiflèaux33 & dans toutes les maifons. Enfin le feu s’étant»3 communiqué aux poudres , je vis fauter en l’airsa cette grande mafTe. Je retournai à mon bord fans