iÇi Histoire
5 > nouvelles en Italien, ajoutant, pour les tromper;s> que nous avions été pris & dépouillés par les» François. A ce mot de François, ils s’écrièrentjj tous deux : Ah ! le chien de Chevalier de Forbin !» Après cette exclamation, ils nous répondirent quejj le navire étoit plus haut, que nous n’avions qu’àjj avancer.
jj Quelque temps après je rencontrai un autrej> Pêcheur à qui je demandai des nouvelles du vaif-j> feau Anglois. Le Pêcheur me montra un grosjj navire, en me difant, le voilà.
jj Un Matelot Impérial, que je n’avois retenujj prifonnier que pour m’en fervir dans cette occa-jj lion , m’avoit affuré qu’il connoifloit ce navirejj pour y être entré plus d’une fois. Il confirma cejj qu’avoit dit le Pêcheur, a durant qu’il reconnoif-jj foit ce vaifleau à un lion doré qu’il appercevoitjj fur le derrière de la poupe.
j> Nous avancions, Iorfque mon Maître Nocherjj apperçut, à la faveur du clair de lune, le petitjj Pêcheur que nous venions de rencontrer. Il m’enjj avertit, & me fit prendre garde que ce bâtimentjj voguoit vers le navire Anglois. J’eus peur qu’iljj ne nous eût reconnus, & qu’il n’allât donnerjj l’allarme. Je fis force de rames ; mais malgré lajj vîteflTe dont j’allois, il me fut impoflîble de l’etn-j> pêcher de parler.