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3 (1780)
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261
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be eOrciu de S. Louis. Ï 6 i

brûler ce vaiffeau fous la barbe des Vénitiens!M. des Chiens le trouva téméraire & le combattitpar de bonnes - raifons. Forbin lui en fit fentir lapoffibilité. « Je fçais bien, lui dit-il, que ce vaifTeau.33 eft entouré de plus de cent navires qui fe facri-» fieraient pour me perdre. Mais les Vénitiens mess croient éloignés deux : ils feront furpris & attérés3>!M. des Chiens fe rendit, & demanda dêtre chargéde lexécution. Non j lui dit Forbin ; je connoisyotre valeur ; mais jai trop à cœur la réujjite du,projet dont je viens de mouvrir a vous . pour men,repofêr fur perfonne. Dailleurs fi vous reveniezfans rïen faire 3 je croirois peut-être avoir lieu, deme plaindre.

Le Chevalier de Forbin nemploya que deuxchaloupes & un canot pour lexécution de fon def-fein. Il forma le plan de fon attaque, marqua 1chacun en particulier ce quil dëvoit faire, & lemit eu marche. Je vais lailfer parler Forbin lux-même.

« La mer étolt calme, fair pur & la lune euj3 fon plein. Il étoit à peu près minuit quand nous33 entrâmes dans le Port. Le premier objet qui33 soffrit dabord à nous fut un petit bateau avec33 deux hommes qui pêchoient. Pour nêtre point» reconnu, je fis lemblant dêtre de lefcorte du» vaiffeau Anglois dont je leur fis demander des.

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