be e’Orciu de S. Louis. Ï 6 i
brûler ce vaiffeau fous la barbe des Vénitiens!M. des Chiens le trouva téméraire & le combattitpar de bonnes - raifons. Forbin lui en fit fentir lapoffibilité. « Je fçais bien, lui dit-il, que ce vaifTeau.33 eft entouré de plus de cent navires qui fe facri-» fieraient pour me perdre. Mais les Vénitiens mess croient éloignés d’eux : ils feront furpris & attérés3>!M. des Chiens fe rendit, & demanda d’être chargéde l’exécution. Non j lui dit Forbin ; je connoisyotre valeur ; mais j’ai trop à cœur la • réujjite du,projet dont je viens de m’ouvrir a vous . pour m’en,repofêr fur perfonne. D’ailleurs fi vous reveniezfans rïen faire 3 je croirois peut-être avoir lieu, deme plaindre.
Le Chevalier de Forbin n’employa que deuxchaloupes & un canot pour l’exécution de fon def-fein. Il forma le plan de fon attaque, marqua 1chacun en particulier ce qu’il dëvoit faire, & lemit eu marche. Je vais lailfer parler Forbin lux-même.
« La mer étolt calme, fair pur & la lune euj3 fon plein. Il étoit à peu près minuit quand nous33 entrâmes dans le Port. Le premier objet qui33 s’offrit d’abord à nous fut un petit bateau avec33 deux hommes qui pêchoient. Pour n’être point» reconnu, je fis lemblant d’être de l’efcorte du» vaiffeau Anglois dont je leur fis demander des.
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