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rencontrerait. Alors il demanda l’impolïible •: îïvouloir qu’avec une petite frégate de feize canons,Forbin allât brûler dans le Port même de Venife,s’il le falloir , ce vailfeau de cinquante canons dontj’ai parlé, portant pavillon Impérial.
Forbin ne refufa pourtant point de tenter une•entreprife auflï audacieufe : mais il demanda unordre qui l’y autorisât. Le Cardinal lui répondit :Je ne fuis ni homme de guerre , ni marin • voye%vous-même fi vous efpére £ pouvoir réujjir. Sur cesentrefaites, le Chevalier de Forbin fut rejoint parfon vailfeaû de cinquante canons, & M. des Chienslui avoir amené un fecours de galiotes. Il rentradans le golfe avec ce nouveau renfort, & nettoyatoutes ces mers des vailfeaux qui n’avoient pas depatentes de la République } & fouvent même ilprenoit & brûloir ceux qui, ayant des patentes, luiparoillbient chargés pour le compte de l’Empereur.
Mais il en vouloir fur-tout au vailfeau de cin-quante canons que les Vénitiens avoient fait armer.Après l’avoir inutilement cherché fur la mer, ilapprit qu’il étoit dans le Port de Venife. Le Capi-taine de ce vaiifeau , en fortant la première foispour aller à Triefte, s’étoit vanté qu’il rapporteraitau Sénat les oreilles du Chevalier de Forbin. Il enfalloit moins pour exciter le courage du Chevalier.Il s’ouvrit à M. des Chiens fur le projet d’aller