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3 (1780)
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260
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i£o Histoirî

rencontrerait. Alors il demanda limpolïible: îïvouloir quavec une petite frégate de feize canons,Forbin allât brûler dans le Port même de Venife,sil le falloir , ce vailfeau de cinquante canons dontjai parlé, portant pavillon Impérial.

Forbin ne refufa pourtant point de tenter uneentreprife auflï audacieufe : mais il demanda unordre qui ly autorisât. Le Cardinal lui répondit :Je ne fuis ni homme de guerre , ni marin voye%vous-même fi vous efpére £ pouvoir réujjir. Sur cesentrefaites, le Chevalier de Forbin fut rejoint parfon vailfeaû de cinquante canons, & M. des Chienslui avoir amené un fecours de galiotes. Il rentradans le golfe avec ce nouveau renfort, & nettoyatoutes ces mers des vailfeaux qui navoient pas depatentes de la République } & fouvent même ilprenoit & brûloir ceux qui, ayant des patentes, luiparoillbient chargés pour le compte de lEmpereur.

Mais il en vouloir fur-tout au vailfeau de cin-quante canons que les Vénitiens avoient fait armer.Après lavoir inutilement cherché fur la mer, ilapprit quil étoit dans le Port de Venife. Le Capi-taine de ce vaiifeau , en fortant la première foispour aller à Triefte, sétoit vanté quil rapporteraitau Sénat les oreilles du Chevalier de Forbin. Il enfalloit moins pour exciter le courage du Chevalier.Il souvrit à M. des Chiens fur le projet daller