ce i’ Ordre de S. Louis. 259les hauts cris. Forbin 11e s’en émut point non plusque des ordres du Cardinal, qui lui parut enforcelépar les Vénitiens. Il arrêta quatre-vingts bâtimensqui alloient prendre leur charge à Triefte. Il déli-béra s’il ne les briderait pas y mais ce coup luiparut trop hardi : il les lailïa continuer leur route ,8 c fe contenta de les tenir bloqués dans le Port,en attendant la réponfe du Cardinal & de la Cour,qu’il avoit inftruits de ce qui fe paftoit. La réponfedu Cardinal fut la même. Vous vous mêle £ de tropde chofes : bornez-vous a remplir votre mijjion fu't-yant les injlruclions quon vous a données. Le Car-dinal fit plus : fur la parole que la République luiavoit donnée, que Ci l’on faifoit retirer le Chevalierde Forbin du Golfe , ils fe chargeraient d’empêcherque l’Empereur ne fît palier des convois en Italie ,il écrivit à la Cour pour demander le rappel deForbin. Mais trais jours après que cet ordre eueété donné , le convoi bloqué dans Triefte mit à laVoile, efeorté par un vailfeau de cinquante canons,qui avoit été armé à Venife fous les yeux même duCardinal.
Enfin, les yeux du Cardinal fe delfillerent. Il euthonte de s’être fi grollierement lailfé tromper. Ildépêcha un Courier au Chevalier de Forbin, quiétoit à Brindes, pour lui dire de revenir prendrefon pofte, 8 c de courir fur tous les vailfeaux qu’il'
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