dh l’Ordre d e - S. L o u î s.' 15) fau corps de bataille de leur armée, pour accablerle Comte de TourviUe , qui foutenoit déjà avectant d’héroïfme des forces trois fois fupérieures auxfiennes. Il alloit être accablé fous les efforts des en-nemis, qui fe multiplioient à chaque inftant autourde lui. Le Marquis deCoetlogon, fans être com-mandé , voyant le péril où fe trouvoit le Comte deTourville, fe détache, paffe à travers plufieurs vaif-feaux ennemis, qui le criblent de coups, & arrivepour partager le péril, & le fort de fon Général &de fon ami. Tous les vaiffeaux de fa diviflon lç fui-vent : l’autre divifion que commandoit M. de Ca-baret, imite fon exemple : les deux armées desdeux côtés ne compofent plus alors qu’un corps debataille: le maffacre eil horrible de part ôc d’au-tre : un nuage épais couvre tout-à-coup les deuxFlottes, & fernble les avertir de mettre fin à cetteboucherie: bientôt il fe diflipe : la clarté de la Luneranime la fureur des combattans. Mais enfin léComte de Tourville commence fa retraite , aprèsavoir tenu pendant douze heures la vidoire incertai-ne entre deux Flottes, dont l’une n’avoit que qua-rante-quatre vaiflèaux de guerre & l’autre quatre-vingt-huit.
Le Marquis de Coetlogon ne quitta plus fon amiquand il l’eut rejoint, & eut la joie d’entendre ré-Tomc ///. " N